lundi 30 avril 2007

Le Monde prend position en faveur de Ségolène Royal


Ayant parlé à plusieurs personnes qui ne semblaient pas au courant du soutien du Monde à Ségolène Royal, voici le lien de l'édito de Colombani. J'ai plusieurs fois été amené à citer cet article face à des gens séduits par le discours de la gauche qui prétend que Nicolas Sarkozy a les médias à ses bottes. Rappelons que les principaux hebdomadaires (Marianne, le nouvel obs...) et quotidiens (Libé, Le Monde...) ont clairement affiché leur soutien à Ségolène Royal. Un peu surprenant pour des médias maîtrisés par Sarko, non???

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-898338,0.html

dimanche 29 avril 2007

Peu de votes d'adhésion pour Royal!



46 % des électeurs affirment qu'ils voteront au second tour de l'élection présidentielle par rejet de l'autre candidat, contre 51% par adhésion au candidat qui recevra leur suffrage, selon une étude TNS Sofres pour RTL et Le Monde, rendue publique dimanche.

Cette part de rejet atteint 56% chez les électeurs ayant l'intention de voter pour Ségolène Royal, alors qu'elle n'est que de 40% chez ceux de Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal a fait pression sur la presse régionale


En fait, alors qu'elle accusait Nicolas Sarkozy de faire des pressions sur la presse pour empêcher le débat SEGO/BAYROU, c'est elle qui faisait des pressions!

Michel Comboul, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), affirme dans une lettre ouverte rendue publique samedi soir que Nicolas Sarkozy n'a rien fait pour empêcher la tenue d'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, mais qu'en revanche "il y a eu de très fortes" pressions du côté socialiste.

Le SPQR, écrit-il, "a été délibérément l'instrument d'une campagne orchestrée", mais "non, Mme Royal, il n'y a pas eu de pressions de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe et, aussi, par vous-même, à travers vos déclarations".

"Les violentes attaques verbales portées contre nous sont une atteinte directe (...) à l'honneur de notre presse", lance Michel Comboul, qui dénonce "une formidable machine à désinformer".

vendredi 27 avril 2007

J'admire le calme de Sarko...



Franchement, j'admire la façon dont il garde son sang-froid par rapport aux attaques que je dénonçais ce matin!

"J'ai été particulièrement choqué par un certain nombre de propos qui n'ont rien à voir avec le débat démocratique puisqu'ils sont tout simplement injurieux.

Il faut respecter les journalistes et les médias dans notre pays. Personne n'est sous contrôle et personne ne fait pression sur rien. Faire des procès de Moscou comme ceux auxquels on assiste depuis quelques heures, ce n'est pas de la rénovation de la vie politique.

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou "est une tragi-comédie qui tourne au ridicule et je vais m'en tenir le plus éloigné possible".

Je pense que François Bayrou doit être très déçu et je mets ça sur le compte de l'amertume parce que c'est assez insultant à l'endroit des journalistes que de penser qu'ils peuvent obéir à des consignes et par ailleurs c'est blessant à mon endroit, mais je ne lui en veux pas.

Pratiques indignes et pathétiques!!!

François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy de ne pas respecter la démocratie. Je trouve l’argument un peu spécieux. Le CSA, organe de contrôle médiatique démocratique, a élaboré des règles du jeu de façon on ne peut plus démocratique également. C’est François Bayrou qui veut enfreindre ces règles en venant perturber l’équité du débat entre les deux finalistes. Donc je trouve l’accusation de Bayrou à la limite du surréalisme.

Par ailleurs, Monsieur Bayrou accuse Nicolas Sarkozy de verrouiller les médias. Il dit lui-même ne pas en avoir de preuve mais la certitude. Quand on se rappelle que jusqu’il y a une semaine, Monsieur Bayrou proclamait bien fort qu’il avait la certitude de devenir Président de la République, on se méfiera des certitudes de l’ex-candidat de l’UDF. J’ajoute que lancer ce genre d’accusations sans preuves est très grave. Et probablement encore plus quand on accuse l’actuel favori de vouloir instaurer la république du soupçon généralisé.

Je n’ai pas vu Nicolas Sarkozy lancer des accusations sur aucun de ses concurrents depuis le début de la campagne. A l’inverse, ces derniers ne manquent aucune occasion de le tacler et de le faire passer pour ce qu’il n’est pas.

Je terminerai en disant qu’accuser Nicolas Sarkozy d’avoir la main mise sur les médias n’est pas très sérieux. En effet, si plusieurs grands quotidiens ou hebdomadaires se sont prononcé dans leurs éditoriaux en faveur de Ségolène Royal, aucun n’a officiellement apporté son soutien à Nicolas Sarkozy. Au contraire, on sait parfaitement combien l’immense majorité de la presse est très dure avec le candidat de l’UMP.

Ajoutons que l’ensemble des médias que Bayrou soupçonne d’avoir reçu des pressions (canal plus, le syndicat de la presse régionale…) ont TOUS démenti catégoriquement.

Bref, je suis révolté ce matin !

mardi 24 avril 2007

Duhamel n'a pas aimé Ségolène à Melle...


Alain Duhamel à propos du discours de Ségolène Royal à Melle :

"C'est consternant. Elle anone des textes médiocres sans l'ombre d'un talent. Et moi, je trouve ça vexant pour quelqu'un qui se trouve au second tour de l'élection présidentielle française. (...) Elle n'a pas les qualités pour être présidente de la République. Ce n'est pas honteux d'ailleurs de ne pas avoir ces qualités-là. Il ne peut pas y avoir en France 64 millions de gens ayant l'aptitude d'être Président de la République."

lundi 23 avril 2007

SCOOP - selon Besson, la gauche a choisi de diaboliser parcequ'incapable de l'emporter sur le fond


Ayant vécu les choses de l'intérieur, Eric Besson nous explique clairement que la gauche a lancé une énorme campagne de diabolisation de Nicolas Sarkozy, parce qu'elle savait que c'est le seul moyen si elle espère gagner. J'espère de tout coeur que les millions de français qui sont tombés dans ce piège vont enfin voir clair dans le dessein du PS. Voici ses éloquentes déclarations:

"Il y a quatre mois à peine, je participais au début d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation du favori de l'élection présidentielle", a lancé Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février à la suite de désaccords sur la campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal.

"Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que si la confrontation portait sur (...) les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy", a-t-il dit. "Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur.

"Dans cette entreprise, j'ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d'avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan", a-t-il poursuivi.

Il a averti que cette "entreprise de diabolisation" serait poursuivie entre les deux tours.

Je suis un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite", a insisté l'ex-responsable socialiste. "Je suis un progressiste convaincu que pour cette élection c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois.

Quand Le Soir se laisse aller...


Le quotidien belge de gauche Le Soir, qui avait notamment commis un article qu'on peut qualifier de pure intox au sujet de Nicolas Sarkozy la semaine dernière, est très sévère au sujet du discours de Ségolène Royal d'hier soir. Faisons-nous plaisir:

"A gauche, une heure, une si longue, une trop longue heure plus tard (ndlr : après le discours de Sarko), à Melle, Ségolène Royal s'avance comme une vierge crucifiée sous la lumière qui s'en va et puis revient. Jour, nuit, jour...
Figée, mécanique, tétanisée, elle anone un texte qu'il faudra lire et relire à tête reposée pour envisager de ressentir - peut-être - l'amorce d'un début d'émotion. Et y trouver - peut-être...- l'inspiration d'une mobilisation "citoyenne". (...) même Lionel Jospin, en 2002, au soir de son Waterloo, avait trouvé des accents plus vrais, plus forts, pour tout dire plus "tripeux" avant de s'enfoncer dans les brumes de l'exil. (...) Est-ce Castro revisité par soeur Sourire, période noire?"
Luc Delfosse

Soyez classe, Madame Royal !...



"Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu’il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d’idées. Les Français l’attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu’il soit dénaturé."

Espérons que "Madame Royal" pourra entendre ce voeux exprimé par Nicolas Sarkozy et modifiera la posture agressive, attaquant sur la personne, qu'elle a adopté jusqu'ici.

samedi 21 avril 2007

Ben maintenant, y'a plus qu'à attendre...

Sarkozy eugéniste? Qu'a-t-il dit de si terrible?


Chouette article d'AGORAVOX

Un peu longuet : Je mets en lien et je refais une version courte.


Sarkozy eugéniste? Qu'a-t-il dit de si terrible?


Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Que n'a-t-on pas entendu sur le sujet ? Les propos de Nicolas Sarkozy sont-ils dangereux ? Ou tout cela n'est-il que beaucoup de bruit pour rien ?

Que n'a-t-on pas entendu sur le sujet ! Citons la phrase dans son contexte pour commencer. Il s'agit d'une discussion entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy pour Philosophie magazine.

« M.O.: Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S.: Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs: certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense. »

Que reproche-t-on à Nicolas Sarkozy ? Plusieurs choses potentiellement contradictoires. On y verrait un discours eugénique d'une part, d'un autre côté on lui reproche de déresponsabiliser les pédophiles. On lui reproche une vision déterministe sans espoir, fataliste. On lui reproche de favoriser outre-mesure l'inné sur l'acquis.

Décryptons plus en détail le discours, et surtout définition le mot « pédophile ». En lisant la phrase de Michel Onfray, il paraît évident que la définition ici est bien « quelqu'un attiré sexuellement par des enfants » et non pas d'un criminel sexuel, d'un prédateur ou d'un violeur. Nous parlons bien ici d'attirance sexuelle comme certains sont attirés par des femmes et d'autres par des hommes. Pourtant n'avons-nous pas tous entendu un jour un homosexuel affirmer qu'il était né ainsi qu'il a toujours été homosexuel ? Qu'on soit d'accord ou pas, qu'on pense l'acquis primordial sur l'orientation sexuelle des gens ou pas, ce genre d'affirmation n'a jamais valu, que je sache, une telle levée de bouclier. D'ailleurs si une grande majorité d'hommes est attirée par des femmes alors qu'une grande majorité de femmes est attirée par les hommes, ce ne serait que dû à l'environnement culturel, et aucun élément génétique ne nous pousserait à être attirés par le sexe opposé ?

Reproche suivant, celui d'excuser les pédophiles, de les dépénaliser car ils sont malades. J'entends Ségolène Royal affirmer que les pédophiles sont conscients de leurs actes, sous-entendu « contrairement à Sarkozy ». Qu'elle inversion de discours gauche droite! On reprocherait à Sarkozy de vouloir trouver des excuses à des criminels ? C'est plutôt un discours de gauche que de dire qu'ils faut soigner les criminels sexuels, discours qui n'a rien de scandaleux et qui est plutôt à l'honneur de la gauche.

Il y a une catégorie de personnes également qui rejettent l'idée au nom de la morale, que cette notion serait trop horrible. « Je voudrais dire à quel point nous avons été choqués, bouleversés même, heurtés par les déclarations du candidat de l'UMP qui estime que la pédophilie est génétique. » dit Ségolène Royal. Alors maintenant à mon tour de m'insurger, et de m'inquiéter : quand les valeurs morales dictent la science nous sommes en danger. C'est bien parce que certains ont été heurtés par l'idée que la Terre puisse ne pas être le centre du monde que Gallilée a dû se taire. Et pour compléter, en quoi le déterminisme social de Marc Onfray, qui nie en partie le libre arbitre, serait plus moral ?

La question qui restera posée est la suivante : Si une personne vient voir un jour un médecin en lui disant « docteur aidez-moi j'ai des pulsions quand je vois des enfants, aidez-moi à ne pas faire une bêtise », saura-t-on l'aider réellement, sans le juger, sans le traiter de monstre ? C'est apparemment ce que souhaite Sarkozy et, au-delà des caricatures, c'est ce que souhaite sûrement toute la gauche.

vendredi 20 avril 2007

Merci Nicolas!


La gauche, les Joëlle Meskens, Colombani, Raffy et j'en passe critiquent violemment le fait que Nicolas Sarkozy tente de ramener dans le camp républicain un certain nombre d'électeurs de J-M LePen. Peut-être ne devraient-ils pas oublier que sans cette opération du leader de l'UMP, le risque d'un deuxième tour LePen-Sarko serait énorme! Alors qu'est-ce qu'on dit? Merci Nicolas...

lundi 16 avril 2007

Et si le Diable s’habillait en Prada ?

Et si le Diable s’habillait en Prada ?

Ou les 10 raisons pour lesquelles je ne voterais pas Ségolène Royal.

Dans la confusion générale de cet avant premier tour, j’ai voulu mettre noir sur blanc les raisons qui motivent mon rejet catégorique de la candidature Royal.

  1. Le manque d’adhésion. L’élection présidentielle est suffisamment importante pour qu’on choisisse un candidat capable de susciter une adhésion. C’est le cas de Nicolas Sarkozy, qui convainc son électorat qui croit réellement en son projet. L’essentiel de l’électorat de Ségolène Royal, on le sait, est mobilisé par la seule motivation de battre Nicolas Sarkozy. Ainsi, faites ce test autour de vous : suggérez un thème à un électeur potentiel de la candidate socialiste et demandez-lui spontanément de formuler clairement en quoi la position de la candidate les séduit et en quoi celle du candidat de l’UMP leur déplait. L’immense majorité en sera tout simplement incapable. Aux présidentielles, on ne vote pas CONTRE quelqu’un, mais POUR quelqu’un.

  1. La smicardisation des salaires. Ségolène Royal veut augmenter le Smic. Mais seulement le smic. Il ne faut pas être un grand économiste pour projeter les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure. Il va d’abord falloir expliquer aux bas salaires pourquoi l’écart avec le smic est ainsi réduit. Et puis l’inflation naturellement provoquée par cette mesure fera instantanément baisser le pouvoir d’achat de tous les français. Les bas salaires rejoindront donc les smicards dans le marasme financier de ces derniers.

  1. Egalité des chances et discrimination positive. Entre une politique qui consiste à retirer aux riches pour donner aux pauvres et une autre qui donne à chacun, d’aussi loin qu’il part dans la vie, la possibilité d’y arriver, j’ai vite choisi. Je préfère de loin la vision de Nicolas Sarkozy qui donne à chacun les outils pour y arriver. En effet, certains ont tellement plus de handicaps que, si on ne leur donne pas plus qu'aux autres, ils ne pourront pas s'en sortir.

  1. Le rapport au monde de l’entreprise. On ne peut pas nier que la croissance est directement la conséquence de la création de richesse. Le rapport que Ségolène Royal entretient avec les entrepreneurs n’est pas de nature à booster ces créateurs de richesse indispensables à la France. Favorisant systématiquement la sécurité du travailleur au détriment de sa mobilité, cultivant la suspicion vis-à-vis des chefs d’entreprise, elle nuit aux rapports de l’Etat avec le monde de l’entreprise. Elle n’a pas compris que cette relation doit être basée sur la confiance. Parce que l’entreprise est indispensable à la santé financière du pays et donc à la société tout entière.

  1. Le bien-être social dépend de l’économique. Les solutions économiques proposées par Ségolène Royal ne sont pas les bonnes. C’est l’avis des économistes mais aussi de la grande majorité des français. La presse internationale, les économistes du monde entier disent que Nicolas Sarkozy a de très loin de bien meilleurs outils pour redresser la France. Or, je suis intimement convaincu que le maintien d’une protection sociale performante et le bien-être d’une société pacifiée est en corrélation directe avec le facteur économique. On sait très bien que l’insécurité est beaucoup plus présente dans les pays dits pauvres. Il est donc essentiel de favoriser celui qui détient les clés d’une amélioration économique du pays, d’où découleront, moyennant des mesures adaptées (Borloo les garantit), les améliorations sociales.

  1. L’Incompétence internationale. Au vu des dossiers internationaux qui attendent le futur président et de la menace terroriste sur la France qui reste au niveau le plus élevé, il est capital de choisir quelqu’un de compétent. Si le candidat UMP a prouvé sa connaissance des principaux dossier et a l’expérience du ministère de l’Intérieur pour le volet sécurité du territoire français, Ségolène Royal a montré tout au long de sa campagne, à travers ses bourdes à répétition, son inexpérience, sa méconnaissance et sa maladresse. Ce sont des sujets avec lesquels on ne peut pas se permettre d’approximations, voire d’erreurs. Avec Ségolène Royal, c’est la garantie d’une perte en crédibilité de la France dans les matières internationales.

  1. La conception de l’immigration. Si les positions de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration sont discutables, Ségolène Royal, en prenant le contre-pied, nie des évidences. A savoir que la politique d’accueil doit se faire dans les limites des possibilités : ce n’est pas faire un cadeau aux gens que de les accueillir en les entassant sans respecter les règles élémentaires d’hygiène et de sécurité et en étant incapable de leur offrir un travail. Ce genre de considération qui paraît assez évidente, elle semble les nier. En tous cas, pour se détacher du candidat UMP, elle les élude. On sait juste que l’immigration sera envisagée au cas par cas. Difficile d’être plus vague.

  1. Le Manque de charisme. Un chef d’Etat, c’est quelqu’un qui doit montrer le chemin. On connaît celui que Nicolas Sarkozy propose pour la France. Il a une réelle vision de ce vers quoi il veut nous mener. Ségolène Royal n’est pas quelqu’un de visionnaire. Son programme n’a pas cette cohérence que doit proposer un chef d’Etat au peuple qu’il conduit. Elle n’a pas tout simplement pas l’envergure d’un chef d’Etat.

  1. La stratégie d’image. Ségolène Royal a été choisie par les militants en fonction des sondages. Elle est la seule qui, dans les sondages du moment de la désignation par le PS, pouvait battre Nicolas Sarkozy. Elle ne proposait absolument rien, si ce n’est quelques mesures choc. Des journalistes comme Alain Duhamel ne la comptaient d’ailleurs même pas parmi les présidentiables. Toute sa communication était basée sur son physique, son style et l’image qu’elle peut donner. Absolument pas de fond. Heureusement pour elle, les choses ont un peu évolué, mais sa stratégie reste essentiellement une stratégie d’image.

  1. Qui est anxiogène ? Quand Ségolène Royal parle d’encadrement militaire des délinquants, quand elle dit vouloir que chaque foyer français ait son drapeau (réalisé par les petites mains des élèves en couture dans les lycées), quand dans un car, elle fait la leçon à des journalistes qui n’ont pas demandé la parole à la maîtresse, je me demande qui de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal est le plus anxiogène. Le candidat de l’UMP ne mâche certes pas ses mots. Mais imaginez le tollé si c’était lui qui avait suggéré l’encadrement militaire ! Il n’oserait pas faire le quart des propositions de Ségolène Royal. Il serait immédiatement traité de facho.

Le candidat de l’UMP est manifestement le plus capable d’assumer les plus hautes fonctions. Sa maîtrise des dossiers, sa préparation, la validation de ses solutions économiques par des compétences françaises mais aussi internationales le placent en première position dans les sondages depuis le mois de janvier.

Mais Nicolas Sarkozy est victime d’une gigantesque campagne de communication orchestrée par la gauche, qui monte une partie de l’opinion publique contre lui en le diabolisant. Le second tour risque bien d’être transformé en un référendum anti-Sarkozy. Le plus scandaleux, c’est que la gauche va jusqu’à démarcher dans les banlieues pour attiser cette haine à l’égard du candidat de la droite, quitte à prendre le risque de susciter des violences. Je pense que le diable n’est pas celui qu’on croit. Et s’il s’habillait en Prada ?

Le Soir belge contre Sarkozy



Voilà que la Belgique s'y met!
Joelle Meskens, plus partisane, simpliste et moins rigoureuse que jamais s'acharne sur le candidat UMP. La bienpensance belge a encore frappé. Les medias belges, pétris de 50 ans de socialisme, sont très à gauche et très anti-Sarkozy. Et les péripéties du PS (pourri jusqu'à la moëlle) n'y changent manifestement rien. Dommage... J'avais vu Joelle Meskens dans "N'ayons pas peur des mots" sur Itélé. Elle me paraissait plutôt pondérée. Mais ici, chaussant ses gros sabots, elle est lamentable.
Dans un article connexe, elle donne notamment du crédit à l'hypothèse que Sarkozy et Le Pen seraient en train de magouiller quelque chose. Emise par quelques politiciens de gauche, cette idée saugrenue n'avait même pas été relayée par la presse, ou à peine, tellement elle est grotesque.
Mais pour Joëlle Meskens, rien n'est assez grotesque quand il s'agit de corroborer ses arguments.
--------------------------------------------------------------------------

Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux


Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.


Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits.

dimanche 15 avril 2007

Qui est anxiogène?


Depuis des années, j'entends les opposants à l'extrême droite nous dire que ce parti attise les peurs et crée son électorat par ce procédé. Je ne leur donne pas tort.
Les mêmes, depuis des mois, utilisent principalement un axe de communication pour tenter de contrer Nicolas Sarkozy : ils le diabolisent, nous disent qu'il est anxiogène.

Autrement dit, ils utilisent le procédé qu'ils dénoncent...

Et encore une toute belle manoeuvre à gauche!


Des milliers d'internautes ont eux reçu un e-mail intitulé "Aux armes citoyens, c'est urgent" se présentant comme un message émanant d'une chercheuse de l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS).

Ce courriel fait état d'une enquête du Centre d'études de la vie politique française (Cevipof), organisme de recherche de Sciences Po, selon laquelle Ségolène Royal serait éliminée dès dimanche prochain. Jean-Marie Le Pen arriverait en tête avec 20% des suffrages, suivi par Nicolas Sarkozy (19%), Ségolène Royal (18%) et François Bayrou (11%).

"Si comme moi vous ne voulez pas d'un second tour Le Pen-Sarkozy, nous n'avons plus qu'une solution, c'est de voter Ségolène Royal", conclut la signataire du message, qui demande aux destinataires de faire "circuler ce mail au maximum".

Le directeur du Cevipof démentait formellement dès la semaine dernière l'existence de cette enquête, sur le site web du centre.

Mais bon... A qui profite le crime??? Je vous le donne en mille!

Curieuse dialectique concernant une éventuelle alliance UDF-PS


"J'entends bien les conseils prodigués ici et là. je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard appelant à une "alliance" avec le candidat de l'UDF avant le premier tour. "Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle lancé.

Je ne veux pas faire d'alliance parce que je dois rassembler le plus de français possible. Quelqu'un m'explique???

samedi 14 avril 2007

La question du jour

Pourquoi les enseignants, dont le métier est d'aider les jeunes à devenir autonomes et à s'assumer ds leur vie d'adultes, votent-ils majoritairement à gauche, alors qu'elle pratique l'assistanat?
La droite a quand même un message plus en phase avec leur rôle : le mérite, la volonté, le courage...
Donnez-moi votre avis car sincèrement, en tant qu'enseignant, je me pose la question depuis très longtemps...

Le "Tout sauf Sarko" est en marche...


"Il faudra faire un front contre Nicolas Sarkozy" entre les deux tours de la présidentielle, a déclaré vendredi à Toulouse Dominique Strauss-Kahn, appelant les électeurs de François Bayrou à voter pour Ségolène Royal si elle en lice contre le candidat UMP au second tour.

ça y est.. on commence à racoller chez Bayrou... Le TSS (tout sauf Sarkozy) est en marche... Je me demande si l'UMP va fonctionner de la même façon... Nicolas Sarkozy n'est pas dans une stratégie du "contre", mais plutôt du "avec".. Il se veut rassembleur plutôt que diviseur.. Je ne le vois pas lancer une opération TSSégo.. Pas avec ce vocabulaire là.. ça ne cadrerait pas avec son positionnement depuis début janvier qui se veut au-dessus de la mêlée, et n'attaquant que très peu... Mais bon, peut-être je me trompe.

vendredi 13 avril 2007

Plus ça va et plus elle ment...


Pour convaincre, "je n'ai pas besoin d'inventer des concepts. Je n'ai pas besoin de citer Jaurès 27 fois comme (Nicolas Sarkozy) l'a fait hier pendant que son bras droit, M. Hortefeux, commence à négocier en douce avec le Front national".

Qu'on me trouve un seul endroit où on mentionne une quelconque négociation entre l'UMP et le FN. L'UMP a toujours promis que c'était inconcevable!!... Ouvrir à la proportionnelle, c'est une idée que le PS et l'UDF ont déjà proposé en son temps... Donc, absolument hors propos, Madame Royal! Total manque de sérieux, une fois de plus...

Bayrou aurait un problème avec les droits de l'homme?


Lors d'un meeting à Nice le 30 mars, Nicolas Sarkozy avait déclaré selon le site internet de l'UMP : "je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s'est le plus battu pour la liberté."

François Bayrou a estimé qu'il "y a là quelque chose qui est d'un dérapage, qui est d'une outrance, qui est inquiétant pour ce que nous avons à faire de l'Europe ensemble".



Toujours évidemment ce terme "inquiétant", principal axe de communication des opposants à Nicolas Sarkozy. Et ça marche...

Mais bon, là, c'est vraiment n'importe quoi...

La phrase du jour

"je suis LA compétence internationale" Ségolène Royal, Metz, 11/04/2007

jeudi 12 avril 2007

A Libération, on a beaucoup de mal à cacher ses objectifs

En titrant aujourd'hui : «Je ne sais pas si je suis un candidat qui inquiète...», avec un arrêt sur image pareil, Libération ne cache pas son ambition première : faire perdre Nicolas Sarkozy.
Suit une interview sur le mode de l'interrogatoire serré... Pas chouette... en tous cas, pas élégant. Mais il s'en sort pas trop mal...
On verra si dans les prochains jours la presse de droite use de ce procédé. Nous aurons p-e la chance de voir Ségolène Royal sous son meilleur profil dans Le Figaro???

Voici l'interview:

Partagez-vous cette conviction chiraquienne qu'une présidentielle se gagne dans les quinze derniers jours ?Non. Elle peut se perdre dans les quinze derniers jours. C'est très différent. Depuis des années, on répète que je suis parti trop vite, que je vais exploser. La vérité, c'est que ma stratégie est simple : j'ai commencé à fond et je n'ai cessé d'accélérer.






Vous vous droitisez pour rassembler votre camp au premier tour ?
Vous vous trompez sur la situation de la France. Un électeur de gauche a autant besoin qu'on lui parle de la nation qu'un électeur de droite. Dire que les ouvriers se droitisent est une absurdité. Quelle est la vraie caractéristique de cette campagne ? C'est que les gens ne se mobilisent pas sur des mesures mais sur des valeurs, sur le sens. Mais si je veux être tout à fait honnête, Ségolène est plus à droite que Jospin, je suis plus à droite que Chirac, Bayrou est plus à droite que Lecanuet. Finalement, celui qui est moins à droite qu'avant, c'est Le Pen !
Le «ministère de l'immigration et de l'identité nationale» a choqué à gauche, mais aussi à droite...
Cela n'a rien d'une provocation. Il faut parler de l'immigration et de l'intégration en même temps. Lévi-Strauss, le plus grand anthropologue français, a dit que «l'identité n'est pas une pathologie». Si vous ne mettez pas la question de l'identité dans la question de l'immigration, alors qu'est-ce que vous dites aux immigrés qui veulent devenir français sur ce qu'est la France ?
Cette revendication d'un ministère figure dans le seul programme du Front national.
Ce n'est pas parce que Le Pen touche quelque chose que cela devient interdit. Les gens se demandent ce que c'est qu'être français ? Ceux qui arrivent viennent avec leur identité ; on ne leur parle pas de l'identité de la France. Je propose de leur parler de l'identité de la France et de rassembler les deux concepts. Il y a un problème d'immigration, avec un système d'intégration qui ne marche plus.
Mais la plupart des immigrés s'intègrent...
Le voile, les «grands frères», les mariages forcés, la communauté turque dont certaines femmes ne parlent pas un mot de français, les nouveaux venus qui vivent entre eux, les quartiers difficiles avec des ghettos, tout cela, c'est une invention de ma part ?
Vous voulez récupérer l'électorat de Le Pen ?
Quand je dis : «Je veux convaincre les ouvriers de voter pour moi», personne ne m'attaque. Quand on dit : «Attention ! Il veut récupérer l'électeur du Front national», alors là, on tremble ! Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Cela dépend des moyens que l'on emploie...
Il n'y a aucun moyen que j'emploie qui n'est pas républicain. Je me présente à des élections, je fais des discours importants. Je vais chercher ces électeurs en leur disant : «Vous êtes libres de voter pour qui vous voulez mais le vote FN est inutile.»
Pourquoi avoir abandonné votre idée d'accorder le droit de vote aux élections locales aux immigrés ? Ce serait un facteur d'intégration...
A titre personnel, je suis pour. Mais c'est une idée qui, aujourd'hui, cristallise les passions, raidit les positions.
Vous inquiétez un électorat de centre droit séduit par Bayrou...
François Bayrou est devenu un candidat de gauche. Il le dit lui-même. Je ne sais pas si je suis un candidat de droite qui inquiète, mais depuis Pompidou pas un candidat de droite n'a fait de tels résultats dans les études d'opinion. A la même époque en 2002, Jacques Chirac était à 21 %. La démocratie a besoin d'un vrai débat gauche-droite. C'est la dangerosité de Bayrou. A partir du moment où on nie le débat gauche-droite, on ouvre un champ béant aux extrêmes.
La position de Bayrou entre les deux tours vous inquiète ?
Il prendra les positions qu'il veut. Je rappelle qu'il y a les législatives après. Il faut bien qu'il fasse une alliance, soit avec la gauche, soit avec la droite. Sinon, comment sont élus ses députés ?
Si vous gagnez, Bayrou peut-il être un de vos ministres ?
François Bayrou a beaucoup pratiqué l'insulte, pas moi. Je sais bien qu'il faudra rassembler. J'attends les résultats du premier tour pour décider la stratégie du second. Reconnaissez que c'est curieux, un candidat qui dit : «Si je suis face à Royal, je rassemblerai la droite, si je suis face à Sarkozy, je rassemblerai la gauche.» C'est même la caricature du cynisme et de l'opportunisme !
Au second tour, serait-il plus redoutable que Ségolène Royal ?
Le second tour est redoutable quoi qu'il arrive. Pendant six mois, on m'a expliqué que Ségolène Royal était imbattable parce que c'était une femme, qu'elle souriait, qu'elle était moderne. Les mêmes expliquent aujourd'hui qu'elle ne peut pas gagner. Ils avaient tort hier, ils ont tort aujourd'hui. Quant à François Bayrou, j'attends de voir, s'il est au second tour, sa capacité à rassembler l'électorat de gauche...
C'est vous le meilleur argument pour le rassembler ?
Le «tout sauf Sarkozy» ? Je sais que c'est l'idée que vous caressez, mais où en trouvez-vous l'illustration ? Où sont ces manifestations contre moi ?
Il y a eu le déplacement à la Croix-Rousse, à Lyon, que vous avez annulé...
La Croix-Rousse, c'est extraordinaire ! Il y avait quarante militants d'extrême gauche. C'est ça, le référendum anti-Sarkozy ?
S'ils n'étaient que 40, pourquoi avoir reculé ?
Vous croyez que je veux faire le 20 Heures avec des images de violence autour de moi ? Vous pensez que j'ai assez peu d'expérience pour tomber dans ce piège ?
Vous n'irez donc pas en banlieue contrairement à ce que vous aviez annoncé ?
Vous n'avez cessé d'expliquer que j'instrumentalisais la banlieue en y allant avec des caméras. Depuis quelques mois, j'y vais moins, et vous expliquez que j'ai tort ! Vous agitez la muleta mais je sais qu'il y a un mur derrière, je ne suis pas obligé de me jeter dedans !
Pourquoi avoir déclaré que la pédophilie était génétique ?
Je n'ai pas dit exactement cela. J'ai expliqué que tout ne dépendait pas de l'acquis, mais qu'une partie pouvait être de l'inné. Dans quelle proportion ? Je ne suis pas savant. Par exemple, quand j'étais enfant, j'étais choqué parce que l'on expliquait, quand un enfant était homosexuel : «Sa mère a eu tort, elle a dormi avec lui». Quand un enfant était anorexique, on disait : «Le père était absent.» Quand un enfant était autiste, on disait : «Oh là ! Les parents ont divorcé, cela a provoqué un choc.» Depuis, on sait que l'autisme, c'est génétique. Je pense aussi que la sexualité est une identité.
Vous avez dit que vous étiez né hétérosexuel...
Oui, je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité. C'est pour cela que la position de l'Eglise consistant à dire «l'homosexualité est un péché» est choquante. On ne choisit pas son identité. Vous, à quinze ans, vous vous êtes demandé : «Au fond, suis-je homosexuel ou hétérosexuel ?»
Vous pensez qu'on exagère la part de l'acquis dans la mentalité contemporaine ?
On a l'identité qu'on a. De la même façon qu'il y a des gens qui ont tendance à grossir et d'autres pas, des chauves et des chevelus, des petits et des grands... Nous sommes six millions de migraineux. C'est totalement héréditaire. Ma mère était migraineuse, mes fils sont migraineux. C'est un patrimoine génétique.
Si on surestime l'acquis , c'est encore un méfait de cette «idéologie soixante-huitarde» que vous exécrez ?
Non. Le 68 que je dénonce, c'est le relativisme : tout se vaut. L'erreur fondamentale de 68, c'est de ne pas avoir compris que la transgression de la règle amène à la création. Si vous supprimez la règle, il n'y a plus de beau et de mal, tout se vaut.
Votre programme fiscal ne sert pas vraiment les catégories populaires. La suppression des droits de succession, c'est un beau cadeau pour les riches ?
L'égalité des chances, ce n'est pas d'aller prendre le patrimoine de celui qui a la chance de naître dans une famille où il y a un patrimoine, c'est de faire en sorte que celui qui naît dans une famille où il n'y a pas de patrimoine puisse en acquérir un. Il n'est pas illégitime que des parents qui ont travaillé toute leur vie transmettent quelque chose à leurs enfants. Que doit faire la République pour garantir l'égalité des chances ? Non pas retirer le patrimoine de celui qui a des parents qui l'ont gagné, mais donner plus à celui qui n'a pas de patrimoine. Moi, je suis pour que la République corrige les inégalités en promouvant ceux qui n'ont rien. Vous, vous êtes pour que la République corrige les inégalités en faisant reculer ceux qui ont un patrimoine.
Le «Canard enchaîné» révèle que vous avez promis à Chirac d'éteindre les poursuites à son égard après la fin de son mandat ?
C'est faux et grotesque !
Quand allez-vous rendre public votre patrimoine comme vous l'aviez promis ?
La seule chose que j'ai, c'est le produit de la vente de l'appartement que je possédais et les parts que j'ai dans mon cabinet d'avocats. Les dividendes que j'ai touchés à ce titre, très modestes, ont été également publiés. Le directeur général des Impôts a dit : «S'agissant de l'ISF de M. Sarkozy, nous pouvons certifier qu'il n'y a aucun problème.» Je suis le seul candidat dont on ait dit cela. Il n'y a rien, aucun secret. Je n'ai pas de société civile immobilière.
Cette campagne, elle est plus dure que vous le pensiez, comme le disait François Bayrou ?
Non, plutôt moins. L'affaire Clearstream était lourde pour moi. Et puis la campagne, à vrai dire, a commencé en 2002.
Cinq ans de primaires à droite ?
Oui, Chirac, Villepin, Raffarin, Alliot-Marie, c'est cinq ans de primaires ! Et il reste quinze jours.

mercredi 11 avril 2007

Raffy délire sur Itélé au sujet de l'inné et l'acquis


Sur itélé, Serge raffy a tenu des propos très radicaux au sujet de l’inné et de l’acquis. « Les propos de Nicolas Sarkozy sont très graves », « Le débat entre l’inné et l’acquis est tranché depuis longtemps », « Bientôt, on va étendre ça à l’homosexualité… »…


Je voudrais simplement lui faire remarquer, qu’hier, toujours sur itélé, un généticien et un psychiatre étaient les invités de Thomas Hugues. Ces deux professionnels du sujet (contrairement à Monsieur Raffy) ont marqué leur accord très clair avec les propos de Nicolas Sarkozy. Ils ont expliqué qu’absolument rien n’était établi sur la question, mais qu’ils ont la certitude, au minimum, de l’existence d’une vulnérabilité génétique concernant les questions de la pédophilie. Ils ont également étendu cette réflexion à l’homosexualité et à des maladies comme le cancer.


Donc, Monsieur Raffy, avant de prendre des grands airs en affirmant des idées que vous ne maîtrisez pas, il faut lire et se documenter !

Non, Monsieur Raffy, absolument rien n’est tranché dans ce débat sur l’inné et de l’acquis. Et non, Monsieur Raffy, mener cette réflexion ne conduit pas à l’eugénisme. Vous êtes suffisamment intelligent pour le savoir. Pour le coup, j’appelle ça de la malhonnêteté intellectuelle.

Quand Ségolène Royal raconte n'importe quoi, ça donne ça...


Polémique autour des propos de Nicolas Sarkozy au sujet de l'inéé et de l'acquis.

Mettons en correspondance les propos de Royal et de Sarkozy. Ségolène Royal est en pleine crise de mauvaise foi!

PARIS (AP) - Ségolène Royal a jugé mercredi "très dangereuses" les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la génétique et la pédophilie, dénonçant une vision de l'humanité "extrêmement grave".

"Je les trouve très dangereuses et, une nouvelle fois, elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy", a déclaré sur France-2 la candidate socialiste à l'élection présidentielle.

SARKOZY A DIT :

Dans l'entretien publié par "Philosophie Magazine", M. Sarkozy s'était dit "incliné (...) à penser qu'on naît pédophile". Il avait en outre estimé, à propos des jeunes qui se suicident, que "génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".

"Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de violer un petit enfant de trois ans? (...) A partir de ce moment là, quelle est la part de l'inné et la part de l'acquis?" s'est demandé le candidat UMP. Je me garderai bien de trancher".

ROYAL REPOND :

"Parce que cela voudrait dire qu'on serait capable de trier les individus dès la naissance et c'est extrêmement grave comme vision de l'humanité, ça n'est pas la mienne", a-t-elle ajouté. "Ça voudrait dire aussi que l'éducation par la famille, par l'école, par la société, ne sert à rien. Et, encore plus grave, ça voudrait dire que les gens sont irresponsables".

Pas mal, quand même! On dirait qu'elle a un transformateur automatique intégré...

Et elle insiste :

"Moi j'ai été ministre de la Famille", a précisé Ségolène Royal, "j'ai vu les dégâts que provoque la pédophilie sur les enfants et je puis vous dire qu'il y a des prédateurs d'enfants parfaitement conscients de ce qu'ils font et qui doivent être sanctionnés très très sévèrement, sanctionnés et pourchassés pour ces crimes abominables".

Se demander la part de l’inné et de l’acquis, ça excuse quelque chose pour Sarko ? Il n'a jamais dit ça... Dans son discours, elle crée un raccourci en considérant que donner de l'importance à l'inné, c'est excuser la pédophilie....