lundi 16 avril 2007

Le Soir belge contre Sarkozy



Voilà que la Belgique s'y met!
Joelle Meskens, plus partisane, simpliste et moins rigoureuse que jamais s'acharne sur le candidat UMP. La bienpensance belge a encore frappé. Les medias belges, pétris de 50 ans de socialisme, sont très à gauche et très anti-Sarkozy. Et les péripéties du PS (pourri jusqu'à la moëlle) n'y changent manifestement rien. Dommage... J'avais vu Joelle Meskens dans "N'ayons pas peur des mots" sur Itélé. Elle me paraissait plutôt pondérée. Mais ici, chaussant ses gros sabots, elle est lamentable.
Dans un article connexe, elle donne notamment du crédit à l'hypothèse que Sarkozy et Le Pen seraient en train de magouiller quelque chose. Emise par quelques politiciens de gauche, cette idée saugrenue n'avait même pas été relayée par la presse, ou à peine, tellement elle est grotesque.
Mais pour Joëlle Meskens, rien n'est assez grotesque quand il s'agit de corroborer ses arguments.
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Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux


Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.


Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits.

dimanche 15 avril 2007

Qui est anxiogène?


Depuis des années, j'entends les opposants à l'extrême droite nous dire que ce parti attise les peurs et crée son électorat par ce procédé. Je ne leur donne pas tort.
Les mêmes, depuis des mois, utilisent principalement un axe de communication pour tenter de contrer Nicolas Sarkozy : ils le diabolisent, nous disent qu'il est anxiogène.

Autrement dit, ils utilisent le procédé qu'ils dénoncent...

Et encore une toute belle manoeuvre à gauche!


Des milliers d'internautes ont eux reçu un e-mail intitulé "Aux armes citoyens, c'est urgent" se présentant comme un message émanant d'une chercheuse de l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS).

Ce courriel fait état d'une enquête du Centre d'études de la vie politique française (Cevipof), organisme de recherche de Sciences Po, selon laquelle Ségolène Royal serait éliminée dès dimanche prochain. Jean-Marie Le Pen arriverait en tête avec 20% des suffrages, suivi par Nicolas Sarkozy (19%), Ségolène Royal (18%) et François Bayrou (11%).

"Si comme moi vous ne voulez pas d'un second tour Le Pen-Sarkozy, nous n'avons plus qu'une solution, c'est de voter Ségolène Royal", conclut la signataire du message, qui demande aux destinataires de faire "circuler ce mail au maximum".

Le directeur du Cevipof démentait formellement dès la semaine dernière l'existence de cette enquête, sur le site web du centre.

Mais bon... A qui profite le crime??? Je vous le donne en mille!

Curieuse dialectique concernant une éventuelle alliance UDF-PS


"J'entends bien les conseils prodigués ici et là. je les entends, je les écoute, je les respecte", a-t-elle dit, une allusion probable aux déclarations de Michel Rocard appelant à une "alliance" avec le candidat de l'UDF avant le premier tour. "Mais ma responsabilité, c'est de rassembler le plus grand nombre possible de Français dès le premier tour car c'est du score du premier tour que dépendra la dynamique de victoire pour le second tour, voilà la vérité !", a-t-elle lancé.

Je ne veux pas faire d'alliance parce que je dois rassembler le plus de français possible. Quelqu'un m'explique???

samedi 14 avril 2007

La question du jour

Pourquoi les enseignants, dont le métier est d'aider les jeunes à devenir autonomes et à s'assumer ds leur vie d'adultes, votent-ils majoritairement à gauche, alors qu'elle pratique l'assistanat?
La droite a quand même un message plus en phase avec leur rôle : le mérite, la volonté, le courage...
Donnez-moi votre avis car sincèrement, en tant qu'enseignant, je me pose la question depuis très longtemps...

Le "Tout sauf Sarko" est en marche...


"Il faudra faire un front contre Nicolas Sarkozy" entre les deux tours de la présidentielle, a déclaré vendredi à Toulouse Dominique Strauss-Kahn, appelant les électeurs de François Bayrou à voter pour Ségolène Royal si elle en lice contre le candidat UMP au second tour.

ça y est.. on commence à racoller chez Bayrou... Le TSS (tout sauf Sarkozy) est en marche... Je me demande si l'UMP va fonctionner de la même façon... Nicolas Sarkozy n'est pas dans une stratégie du "contre", mais plutôt du "avec".. Il se veut rassembleur plutôt que diviseur.. Je ne le vois pas lancer une opération TSSégo.. Pas avec ce vocabulaire là.. ça ne cadrerait pas avec son positionnement depuis début janvier qui se veut au-dessus de la mêlée, et n'attaquant que très peu... Mais bon, peut-être je me trompe.

vendredi 13 avril 2007

Plus ça va et plus elle ment...


Pour convaincre, "je n'ai pas besoin d'inventer des concepts. Je n'ai pas besoin de citer Jaurès 27 fois comme (Nicolas Sarkozy) l'a fait hier pendant que son bras droit, M. Hortefeux, commence à négocier en douce avec le Front national".

Qu'on me trouve un seul endroit où on mentionne une quelconque négociation entre l'UMP et le FN. L'UMP a toujours promis que c'était inconcevable!!... Ouvrir à la proportionnelle, c'est une idée que le PS et l'UDF ont déjà proposé en son temps... Donc, absolument hors propos, Madame Royal! Total manque de sérieux, une fois de plus...

Bayrou aurait un problème avec les droits de l'homme?


Lors d'un meeting à Nice le 30 mars, Nicolas Sarkozy avait déclaré selon le site internet de l'UMP : "je suis de ceux qui pensent que la France n'a pas à rougir de son histoire. Elle n'a pas commis de génocide. Elle n'a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l'Homme et elle est le pays du monde qui s'est le plus battu pour la liberté."

François Bayrou a estimé qu'il "y a là quelque chose qui est d'un dérapage, qui est d'une outrance, qui est inquiétant pour ce que nous avons à faire de l'Europe ensemble".



Toujours évidemment ce terme "inquiétant", principal axe de communication des opposants à Nicolas Sarkozy. Et ça marche...

Mais bon, là, c'est vraiment n'importe quoi...

La phrase du jour

"je suis LA compétence internationale" Ségolène Royal, Metz, 11/04/2007

jeudi 12 avril 2007

A Libération, on a beaucoup de mal à cacher ses objectifs

En titrant aujourd'hui : «Je ne sais pas si je suis un candidat qui inquiète...», avec un arrêt sur image pareil, Libération ne cache pas son ambition première : faire perdre Nicolas Sarkozy.
Suit une interview sur le mode de l'interrogatoire serré... Pas chouette... en tous cas, pas élégant. Mais il s'en sort pas trop mal...
On verra si dans les prochains jours la presse de droite use de ce procédé. Nous aurons p-e la chance de voir Ségolène Royal sous son meilleur profil dans Le Figaro???

Voici l'interview:

Partagez-vous cette conviction chiraquienne qu'une présidentielle se gagne dans les quinze derniers jours ?Non. Elle peut se perdre dans les quinze derniers jours. C'est très différent. Depuis des années, on répète que je suis parti trop vite, que je vais exploser. La vérité, c'est que ma stratégie est simple : j'ai commencé à fond et je n'ai cessé d'accélérer.






Vous vous droitisez pour rassembler votre camp au premier tour ?
Vous vous trompez sur la situation de la France. Un électeur de gauche a autant besoin qu'on lui parle de la nation qu'un électeur de droite. Dire que les ouvriers se droitisent est une absurdité. Quelle est la vraie caractéristique de cette campagne ? C'est que les gens ne se mobilisent pas sur des mesures mais sur des valeurs, sur le sens. Mais si je veux être tout à fait honnête, Ségolène est plus à droite que Jospin, je suis plus à droite que Chirac, Bayrou est plus à droite que Lecanuet. Finalement, celui qui est moins à droite qu'avant, c'est Le Pen !
Le «ministère de l'immigration et de l'identité nationale» a choqué à gauche, mais aussi à droite...
Cela n'a rien d'une provocation. Il faut parler de l'immigration et de l'intégration en même temps. Lévi-Strauss, le plus grand anthropologue français, a dit que «l'identité n'est pas une pathologie». Si vous ne mettez pas la question de l'identité dans la question de l'immigration, alors qu'est-ce que vous dites aux immigrés qui veulent devenir français sur ce qu'est la France ?
Cette revendication d'un ministère figure dans le seul programme du Front national.
Ce n'est pas parce que Le Pen touche quelque chose que cela devient interdit. Les gens se demandent ce que c'est qu'être français ? Ceux qui arrivent viennent avec leur identité ; on ne leur parle pas de l'identité de la France. Je propose de leur parler de l'identité de la France et de rassembler les deux concepts. Il y a un problème d'immigration, avec un système d'intégration qui ne marche plus.
Mais la plupart des immigrés s'intègrent...
Le voile, les «grands frères», les mariages forcés, la communauté turque dont certaines femmes ne parlent pas un mot de français, les nouveaux venus qui vivent entre eux, les quartiers difficiles avec des ghettos, tout cela, c'est une invention de ma part ?
Vous voulez récupérer l'électorat de Le Pen ?
Quand je dis : «Je veux convaincre les ouvriers de voter pour moi», personne ne m'attaque. Quand on dit : «Attention ! Il veut récupérer l'électeur du Front national», alors là, on tremble ! Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Cela dépend des moyens que l'on emploie...
Il n'y a aucun moyen que j'emploie qui n'est pas républicain. Je me présente à des élections, je fais des discours importants. Je vais chercher ces électeurs en leur disant : «Vous êtes libres de voter pour qui vous voulez mais le vote FN est inutile.»
Pourquoi avoir abandonné votre idée d'accorder le droit de vote aux élections locales aux immigrés ? Ce serait un facteur d'intégration...
A titre personnel, je suis pour. Mais c'est une idée qui, aujourd'hui, cristallise les passions, raidit les positions.
Vous inquiétez un électorat de centre droit séduit par Bayrou...
François Bayrou est devenu un candidat de gauche. Il le dit lui-même. Je ne sais pas si je suis un candidat de droite qui inquiète, mais depuis Pompidou pas un candidat de droite n'a fait de tels résultats dans les études d'opinion. A la même époque en 2002, Jacques Chirac était à 21 %. La démocratie a besoin d'un vrai débat gauche-droite. C'est la dangerosité de Bayrou. A partir du moment où on nie le débat gauche-droite, on ouvre un champ béant aux extrêmes.
La position de Bayrou entre les deux tours vous inquiète ?
Il prendra les positions qu'il veut. Je rappelle qu'il y a les législatives après. Il faut bien qu'il fasse une alliance, soit avec la gauche, soit avec la droite. Sinon, comment sont élus ses députés ?
Si vous gagnez, Bayrou peut-il être un de vos ministres ?
François Bayrou a beaucoup pratiqué l'insulte, pas moi. Je sais bien qu'il faudra rassembler. J'attends les résultats du premier tour pour décider la stratégie du second. Reconnaissez que c'est curieux, un candidat qui dit : «Si je suis face à Royal, je rassemblerai la droite, si je suis face à Sarkozy, je rassemblerai la gauche.» C'est même la caricature du cynisme et de l'opportunisme !
Au second tour, serait-il plus redoutable que Ségolène Royal ?
Le second tour est redoutable quoi qu'il arrive. Pendant six mois, on m'a expliqué que Ségolène Royal était imbattable parce que c'était une femme, qu'elle souriait, qu'elle était moderne. Les mêmes expliquent aujourd'hui qu'elle ne peut pas gagner. Ils avaient tort hier, ils ont tort aujourd'hui. Quant à François Bayrou, j'attends de voir, s'il est au second tour, sa capacité à rassembler l'électorat de gauche...
C'est vous le meilleur argument pour le rassembler ?
Le «tout sauf Sarkozy» ? Je sais que c'est l'idée que vous caressez, mais où en trouvez-vous l'illustration ? Où sont ces manifestations contre moi ?
Il y a eu le déplacement à la Croix-Rousse, à Lyon, que vous avez annulé...
La Croix-Rousse, c'est extraordinaire ! Il y avait quarante militants d'extrême gauche. C'est ça, le référendum anti-Sarkozy ?
S'ils n'étaient que 40, pourquoi avoir reculé ?
Vous croyez que je veux faire le 20 Heures avec des images de violence autour de moi ? Vous pensez que j'ai assez peu d'expérience pour tomber dans ce piège ?
Vous n'irez donc pas en banlieue contrairement à ce que vous aviez annoncé ?
Vous n'avez cessé d'expliquer que j'instrumentalisais la banlieue en y allant avec des caméras. Depuis quelques mois, j'y vais moins, et vous expliquez que j'ai tort ! Vous agitez la muleta mais je sais qu'il y a un mur derrière, je ne suis pas obligé de me jeter dedans !
Pourquoi avoir déclaré que la pédophilie était génétique ?
Je n'ai pas dit exactement cela. J'ai expliqué que tout ne dépendait pas de l'acquis, mais qu'une partie pouvait être de l'inné. Dans quelle proportion ? Je ne suis pas savant. Par exemple, quand j'étais enfant, j'étais choqué parce que l'on expliquait, quand un enfant était homosexuel : «Sa mère a eu tort, elle a dormi avec lui». Quand un enfant était anorexique, on disait : «Le père était absent.» Quand un enfant était autiste, on disait : «Oh là ! Les parents ont divorcé, cela a provoqué un choc.» Depuis, on sait que l'autisme, c'est génétique. Je pense aussi que la sexualité est une identité.
Vous avez dit que vous étiez né hétérosexuel...
Oui, je suis né hétérosexuel. Je ne me suis jamais posé la question du choix de ma sexualité. C'est pour cela que la position de l'Eglise consistant à dire «l'homosexualité est un péché» est choquante. On ne choisit pas son identité. Vous, à quinze ans, vous vous êtes demandé : «Au fond, suis-je homosexuel ou hétérosexuel ?»
Vous pensez qu'on exagère la part de l'acquis dans la mentalité contemporaine ?
On a l'identité qu'on a. De la même façon qu'il y a des gens qui ont tendance à grossir et d'autres pas, des chauves et des chevelus, des petits et des grands... Nous sommes six millions de migraineux. C'est totalement héréditaire. Ma mère était migraineuse, mes fils sont migraineux. C'est un patrimoine génétique.
Si on surestime l'acquis , c'est encore un méfait de cette «idéologie soixante-huitarde» que vous exécrez ?
Non. Le 68 que je dénonce, c'est le relativisme : tout se vaut. L'erreur fondamentale de 68, c'est de ne pas avoir compris que la transgression de la règle amène à la création. Si vous supprimez la règle, il n'y a plus de beau et de mal, tout se vaut.
Votre programme fiscal ne sert pas vraiment les catégories populaires. La suppression des droits de succession, c'est un beau cadeau pour les riches ?
L'égalité des chances, ce n'est pas d'aller prendre le patrimoine de celui qui a la chance de naître dans une famille où il y a un patrimoine, c'est de faire en sorte que celui qui naît dans une famille où il n'y a pas de patrimoine puisse en acquérir un. Il n'est pas illégitime que des parents qui ont travaillé toute leur vie transmettent quelque chose à leurs enfants. Que doit faire la République pour garantir l'égalité des chances ? Non pas retirer le patrimoine de celui qui a des parents qui l'ont gagné, mais donner plus à celui qui n'a pas de patrimoine. Moi, je suis pour que la République corrige les inégalités en promouvant ceux qui n'ont rien. Vous, vous êtes pour que la République corrige les inégalités en faisant reculer ceux qui ont un patrimoine.
Le «Canard enchaîné» révèle que vous avez promis à Chirac d'éteindre les poursuites à son égard après la fin de son mandat ?
C'est faux et grotesque !
Quand allez-vous rendre public votre patrimoine comme vous l'aviez promis ?
La seule chose que j'ai, c'est le produit de la vente de l'appartement que je possédais et les parts que j'ai dans mon cabinet d'avocats. Les dividendes que j'ai touchés à ce titre, très modestes, ont été également publiés. Le directeur général des Impôts a dit : «S'agissant de l'ISF de M. Sarkozy, nous pouvons certifier qu'il n'y a aucun problème.» Je suis le seul candidat dont on ait dit cela. Il n'y a rien, aucun secret. Je n'ai pas de société civile immobilière.
Cette campagne, elle est plus dure que vous le pensiez, comme le disait François Bayrou ?
Non, plutôt moins. L'affaire Clearstream était lourde pour moi. Et puis la campagne, à vrai dire, a commencé en 2002.
Cinq ans de primaires à droite ?
Oui, Chirac, Villepin, Raffarin, Alliot-Marie, c'est cinq ans de primaires ! Et il reste quinze jours.

mercredi 11 avril 2007

Raffy délire sur Itélé au sujet de l'inné et l'acquis


Sur itélé, Serge raffy a tenu des propos très radicaux au sujet de l’inné et de l’acquis. « Les propos de Nicolas Sarkozy sont très graves », « Le débat entre l’inné et l’acquis est tranché depuis longtemps », « Bientôt, on va étendre ça à l’homosexualité… »…


Je voudrais simplement lui faire remarquer, qu’hier, toujours sur itélé, un généticien et un psychiatre étaient les invités de Thomas Hugues. Ces deux professionnels du sujet (contrairement à Monsieur Raffy) ont marqué leur accord très clair avec les propos de Nicolas Sarkozy. Ils ont expliqué qu’absolument rien n’était établi sur la question, mais qu’ils ont la certitude, au minimum, de l’existence d’une vulnérabilité génétique concernant les questions de la pédophilie. Ils ont également étendu cette réflexion à l’homosexualité et à des maladies comme le cancer.


Donc, Monsieur Raffy, avant de prendre des grands airs en affirmant des idées que vous ne maîtrisez pas, il faut lire et se documenter !

Non, Monsieur Raffy, absolument rien n’est tranché dans ce débat sur l’inné et de l’acquis. Et non, Monsieur Raffy, mener cette réflexion ne conduit pas à l’eugénisme. Vous êtes suffisamment intelligent pour le savoir. Pour le coup, j’appelle ça de la malhonnêteté intellectuelle.

Quand Ségolène Royal raconte n'importe quoi, ça donne ça...


Polémique autour des propos de Nicolas Sarkozy au sujet de l'inéé et de l'acquis.

Mettons en correspondance les propos de Royal et de Sarkozy. Ségolène Royal est en pleine crise de mauvaise foi!

PARIS (AP) - Ségolène Royal a jugé mercredi "très dangereuses" les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la génétique et la pédophilie, dénonçant une vision de l'humanité "extrêmement grave".

"Je les trouve très dangereuses et, une nouvelle fois, elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy", a déclaré sur France-2 la candidate socialiste à l'élection présidentielle.

SARKOZY A DIT :

Dans l'entretien publié par "Philosophie Magazine", M. Sarkozy s'était dit "incliné (...) à penser qu'on naît pédophile". Il avait en outre estimé, à propos des jeunes qui se suicident, que "génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".

"Qui peut me dire que c'est normal d'avoir envie de violer un petit enfant de trois ans? (...) A partir de ce moment là, quelle est la part de l'inné et la part de l'acquis?" s'est demandé le candidat UMP. Je me garderai bien de trancher".

ROYAL REPOND :

"Parce que cela voudrait dire qu'on serait capable de trier les individus dès la naissance et c'est extrêmement grave comme vision de l'humanité, ça n'est pas la mienne", a-t-elle ajouté. "Ça voudrait dire aussi que l'éducation par la famille, par l'école, par la société, ne sert à rien. Et, encore plus grave, ça voudrait dire que les gens sont irresponsables".

Pas mal, quand même! On dirait qu'elle a un transformateur automatique intégré...

Et elle insiste :

"Moi j'ai été ministre de la Famille", a précisé Ségolène Royal, "j'ai vu les dégâts que provoque la pédophilie sur les enfants et je puis vous dire qu'il y a des prédateurs d'enfants parfaitement conscients de ce qu'ils font et qui doivent être sanctionnés très très sévèrement, sanctionnés et pourchassés pour ces crimes abominables".

Se demander la part de l’inné et de l’acquis, ça excuse quelque chose pour Sarko ? Il n'a jamais dit ça... Dans son discours, elle crée un raccourci en considérant que donner de l'importance à l'inné, c'est excuser la pédophilie....